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1. Introduzione all’opera Pour vos cadeaux è il romanzo che completa la rievocazione della saga
provinciale della famiglia Rouaud. Se nei primi tre libri, il romanziere ci ha parlato soprattutto del padre o
meglio della sua assenza, Pour vos cadeaux è tutto consacrato a colei che è rimasta in ombra finora: la
madre. | ||
1- J.L. EZINE, Le nouveau Rouaud,
in « Le Nouvel Observateur », 26 Febbraio-4 Marzo, pag. 3 ; |
« Seule la mère manquait à l’appel des sentiments, retirée dans son deuil, lointaine inaccessible femme de
devoir, tout de noir vêtue, douloureuse et muette pendant des années qui furent des siècles, derrière le
comptoir de quincaillerie où son précoce veuvage l’avait condamnée »1. | |
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Tutto il romanzo è narrato da Jean stesso, che, per la prima volta, si presenta per nome e in mezzo ai suoi cari. Finalmente l’io, fuoriuscendo dal proprio labirinto mnesico7, tira le fila definitive del suo rapporto col passato, descrivendo la sua famiglia nella sua interezza. Oltre al padre e alla madre e alle due sorelle Marie-Annick detta Nine e Marie-Paule detta Zizou, appare il narratore stesso, quello che « qui goûte peu la compagnie des hommes8» (P.V.C. pag. 68) : « [...] moi [...] Jean, dont la fête le vingt-sept décembre commémore le souvenir du disciple bien-aimé, celui qui témoigne au sujet de ces choses et qui les a écrites, le porteur de bonne nouvelle, le quatrième évangeliste […] Jeannot au fait , pour toute la famille et les gens de ma jeunesse » (P.V.C. pag. 68). | |
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Il trauma della morte del padre è superato attraverso la consapevolezza
dell’ineluttabilità del male di vivere, che il narratore matura nell’isolamento di un’adolescenza schiva e
meditativa9. La personificazione dell’io del narratore nasce dalla morte del padre, perché la
scomparsa di un genitore, come dice Jean stesso, « ne vous permet pas les errements, les expériences
hasardeuses » (P.V.C. pag. 106) : il figlio orfano si trova a crescere avanti tempo. Jean ha sofferto per non aver ricevuto affetto : ha sognato moltissimo anche
uno solo dei suoi abbracci o baci, sempre negatigli ; anche nei giorni trascorsi con lei, per non lasciarla
sola, il narratore si sente, data l’impassibilità della madre, « une marionnette triste dans un théâtre de
poche » (P.V.C. pag. 135). « Votre maman à laquelle vous ne confiez rien, officiellement n’a pas d’avis, qui, spectatrice de vos efforts artistiques, ne vous décourage ni vous pousse, mais parfois vous vous demandez, tandis que, les yeux fermés, vous cherchez l’inspiration, et qu’au moment de les rouvrir vous croisez son regard, si ce qu’elle éprouve à votre regard n’est pas de l’ordre, au mieux, de la commisération » (P.V.C. pag.126). 3. La « silhouette ombreuse » o la madre coraggio La storia della vita di Annick prima e dopo la morte del marito, viene rievocata, sul filo della memoria del narratore Jean e perciò in modo cronico-casuale. Nei primi tre romanzi di Rouaud ci sono solo accenni su lei, che evidenziano il suo dolore per la perdita dell’amato. | |
11- Sta per les Champs d’honneur, Paris, Minuit, 1990: vedi anche pagine 128-129; |
« On lui parlait comme aux sourds-muets, en s’adressant à la personne à côté. On nous demandait comment va ta maman, et maman se tenait à deux mètres, en exil, très loin. Elle mit des années à réintégrer le monde des vivants » (C.H11 pag.109).
« […] la cadette des Burgaud, la frêle Anne, la jolie Anne, qui, c’est une première, a boudé ses cours de jeudi pour accompagner son cousin à la séance de quinze heures, et elle raconte que sans Freddy elle serait morte ce 16 septembre 1943, écrasée ou percée par un éclat d’obus, mais morte à vingt et un ans » (D.H.I.14 pagg. 170-171). La salvezza di Anne a Nantes è raccontata anche in Pour vos cadeaux, dove si ribadisce che ella rimane in vita grazie al cugino « qui l’entraîne dans les caves du café Molière » (P.V.C. pag. 107). In Pour vos cadeaux la figura di Anne viene studiata ed analizzata psicologicamente nelle reazioni causate dalla perdita di Joseph, nei disturbi ossessivo-depressivi. L’incipit del romanzo presenta la morte di Annick Brégeau, madre di Jean e delle sue due sorelle, tenebrosa vedova e sconsolata, il cui marito è morto all’età di quarantuno anni. « Elle ne lira pas ces lignes, la petite silhouette ombreuse, dont on s’étonnait qu’elle pût traverser trois livres sans donner de ses nouvelles - ou si peu, figuration muette, condamnée au silence par le ravissement brutal de l’époux et un chagrin si violent qu’elle crut qu’il aurait raison d’elle, de sa vie [...] » (P.V.C. pag. 9). Causa di questo insuperabile dolore di Annick è la scomparsa del marito : « Car bien sûr il y a une vie avant la mort, mais comme en attente, involutée, jusqu’à ce soir du vingt-six décembre où sonne brutalement son heure, alors que dans la salle de bains voisine, son homme entre en agonie et qu’elle martèle la cloison pour appeler à son secours l’oncle Emile, lequel, s’il a la télévision, pour ne pas être dérangé quand il la regarde, n’a pas le téléphone, c’est pourquoi, alors qu’elle a sans doute tenté en vain d’appeler le médecin, elle a recours à ce procédé rudimentaire digne de la brousse, à ce roulement de tambour de guerre » (P.V.C. pag. 107). | |
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« Elle a perdu son premier enfant à trois semaines. On comprend qu’un an lui soit apparu comme un horizon impossible à atteindre. Un an, alors que rôdent la morte subite et mille embûches, un an pour apprendre les lois de l’équilibre et adopter la position verticale [...] » (P.V.C. pag.66). Anne è incapace di accettare il principio meccanico ed impersonale del Caso,
che travolge episodicamente chi gli è sotto tiro, senza neppure risparmiare neppure il debole o l’innocente. « Considérons simplement quand on naît Annick Brégeau, un cinq juillet mil neuf cent vingt-deux à Riaillé Loire-Inférieure, ça permet [...] de réussir à élever seule trois enfants de neuf, onze et quatorze ans alors qu’on se retrouve veuve à quarante et un ans, et que cela semble bien tôt pour se mettre en congé de la vie » (P.V.C. pag. 164). La depressione della madre si rileva nell’inibizione alla comunicazione orale, che la condanna a introiettare il dolore. Annick, per vivere, rimuove il ricordo del passato, poichè le sarebbe impossibile sopportarlo e s’immerge in un presente ripetitivo e metodico, divenendo una sagoma d’oltretomba. « Il semblait que seul le présent l’intéressait, mais un présent sans surprise, se répétant jour après jour, rituellement, égal à lui-même, interdisant de ce fait tout changement, si bien que le magasin, par exemple, demeura à peu près dans l’état où notre père l’avait laissé » (P.V.C. pag. 34). La madre è quasi completamente afatica : proferisce pochissime parole e solo
qualche singhiozzo, come sfogo alla sua afflizione interiore, solo con l’amica, anch’ella vedova Madeleine
Paillusseau. « Mais il est une autre chose qui la condamne comme Orphée à ne pas retourner, que nous avions négligée parce qu’elle prenait si peu de place, juste un prénom suivi d’une date gravés sur une plaque de marbre blanc, il est un moment dans sa vie à partir duquel il lui est désormais impossible de regarder en arrière sans qu’entre son présent et sa vie ancienne s’interpose la figure d’un nouveau-né, immobile dans son berceau, image d’Eurydice renvoyée définitivement aux enfers » (P.V.C. pagg. 79-80). La volontaria cancellazione della memoria, estremizza il suo senso di praticità,
così da farle considerare « la simplicité un but » (P.V.C. pag. 39) : Anne, infatti, compie ogni azione
come un automa, rifiutando ogni tipo di sogno, dopo tutti gli anni neri, nei quali ha percepito « un gouffre
sous elle » (P.V.C. pag. 42). « Mais comment demander de se projeter si loin en avant quand son objectif de chaque jour est d’atteindre le jour finissant ? » (P.V.C. pag. 124). Anne, infatti, esclude tutto ciò che possa urtare la sua percezione della realtà o contraddire la sua visione pragmatica delle cose. « Elle, la clé de voûte de son système, c’est que chaque jour se répète à l’identique » (P.V.C. pag. 154). Per lei infatti tutto ciò che spezzi questa monotonia e ripetitività dei gesti nella quotidianità è una
intrusione brutale, che rischia « d’introduire le virus du temps dans ce laborieux exercise de surplace »
(P.V.C. pag. 155). Ma non solo le sue giornate, ma anche le sue annate si articolano intorno ad alcuni
avvenimenti ciclici, il Natale e la Festa della Mamma. « Qui l’avons accompagnée dans cette traversée des ténèbres, qui d’une certaine manière sommes descendus avec elle dans la tombe où tout est sombre et silencieux, comme la mort, d’où nous avons cru, comme elle, qu’elle ne ressortirait jamais, qui l’avons vue, pourtant, avec soulagement, revenir à la surface de la terre après ces dix années de remontée, et lancer grand rire moqueur, prendre la vie, comme ses colis, à bras-le-corps, et courir, courir, tandis que c’est nous, sonnés bien plus qu’elle peut-être, qui peinions à regagner nos existences » (P.V.C. pag. 114-115). Tale riso folle è l’inconscia ed ironica demistificazione della tragicità del patimento e del travaglio materno. Questa sua seconda fase psichica è il compenso antidepressivo, che le serve a negare la perdita di Joseph. Questa uscita gioiosa della madre dall’oltretomba è contraddistinto da « un rire inextinguible, un rire inondé de lumière » (P.V.C. pag. 138), che è il tramite che permette il suo ritorno nel mondo dei viventi. | |
16- J.P. TISON, Comète maternelle, in « Lire », Marzo 1998, pag. 3 ; |
« Et puis, après dix années de veuvage austère, et silencieux, voilà qu’elle rentre hilare d’une veillée funèbre. Le mort ressemblait à Oliver Hardy. Elle ne peut plus s’arrêter de rire. Et elle devient bavarde comme une pie »16. Questa fase maniaca si innesca, nel momento in cui ella si trova a un funerale : « […] elle essayait de nous expliquer, entre deux hoquets hilares qu’elle tentait d’étouffer en posant trois doigts sur la bouche, qu’à la place du mort, exposé sur son lit, ventripotent, massif, tel que nous l’avions connu, elle avait cru voir, à la faveur de la pénombre sans doute, mais avant, qu’on lui rappelle qui est qui dans le couple formé par les célèbres duettistes américains, alors, si Laurel est le petit maigre, c’est bien Hardy qui reposait sur la couche mortuaire, et, de l’instant où la ressemblance lui était apparue, il lui avait été presque impossible de garder son sérieux, alors que les uns et les autres qui selon la tradition s’étaient déplacés pour dire un dernier adieu au disparu […] » (P.V.C. pagg. 138-139). Il trauma, che la chiudeva in un mutismo intransigente, è rimosso dallo stesso evento che lo ha provocato : l’osservazione distaccata, da spettatrice di un funerale, provoca la sua liberazione tramite un’ironico riso e una grottesca ilarità. Per l’inconscia impossibilità di poter continuare a vivere la sua ossessiva depressione, in Anne si innesca un inconscio compenso, che la spinge in una fase di estremo appetito di vivere. « Elle disait que la blessure de mort s’était refermée, mais qu’en se refermant elle avait modifié la vision de la revenante, comme si le chagrin en se retirant avait laissé sur son visage la cicatrice de l’homme qui rit, comme si dès lors à ses yeux plus rien n’avait vraiment d’importance des petits malheurs de l’existence » (P.V.C. pag. 144-145). L’ultimo periodo della sua vita è caratterizzato da una forte euforia, da
disinibizione, in una fuga dispersiva di iniziative ed idee. La mania spiega l’estrema logorrea di Anne,
l’estrema ilarità e il suo continuo impulso a muoversi e ad indaffarsi senza tregua. | |
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Questa rimozione inconsapevole dello choc, tramite l’ironia sull’esistenza, spinge Annick a quell’iperattivismo
che la fa continuare a portare avanti incessantemente tutte le modifiche al magazino, volute dal timoniere di
casa. Il lavoro per Anne diviene, infatti, un possesso che le riduce l’ansia (rituale ossessivo). La donna è
« una persona eccessivamente sistematica, metodica e rigida […], che prova fastidio per i compiti lasciati a
metà »17, fattori comuni di un cosiddetto carattere ossessivo. « Elle [Anne] trouve dans le sens du devoir, dans l’intelligence du commerce et l’ambition, un peu raide et rouée de bien faire, une énergie irréfragable, insoupçonnée, pour plus que survivre : renaître de cette mort »18. Il magazino familiare è il riparo, l’antro, il luogo di incontri e di scambi
di Anne : è la sua apertura al mondo, il suo ufficio di lacrime e di gioie, tout court tutta la sua vita. Il
commercio è il punto fermo della sua vita : il centro immobile. La madre lavora infaticabilmente : ordina,
organizza e dispone tutto. Lei inconsciamente ha una « vision à long terme », che è quella indicata dal
marito : infatti « c’est lui qui décide d’agrandir le magasin, d’annexer les caves et d’en faire un sous-sol »
(P.V.C. pag. 151). Il lavoro per Anne è un modo di proseguire il progetto del marito19. | |
20- Personaggio protagonista de
l’Avare di Molière. |
Il commercio compensa Anne di un tessuto di relazioni sociali, che le permettono di diluire il lutto in
un’incessante logorrea e in un un’attività frenetica e pratica, che concorre a dare un senso alla sua esistenza.
« Elle garde tout, factures, agendas, bons de commande, de livraison, prospectus, catalogues, souches de chéquiers, relevés de compte » (P.V.C. pag. 150)23. Il commercio, come per Marie il cristianesimo, è per Anne una « forma »24,
a cui ella si aggrappa e si rifugia : è l’alibi del suo intimo bisogno di significato. « Notre maman , son magasin replié dans un grand mouchoir noué passé à l’extremité d’un bâton, s’éloignant comme Charlot, de dos, partant rejoindre son grand Joseph dans l’au-delà, tandis que le disque de lumière se rétrécit pour se réduire à un point, c’est sûr qu’un tel final nous plairait. Lumière, applaudissements, la salle debout où l’on reconnaît ses petits mariés, et nous, au dernier rang, pleurant dans nos mouchoirs, et bientôt gagnés par un fou rire, car Charlot, tout de même, imaginant notre maman, de l’autre côté de l’écran, plus feu follet que jamais se livrant à une série d’entrechats, voilà qui cadrerait bien » (pag. 166-167). La madre si spegne ormai consunta, come Charlot, esausto del pubblico e del suo
stesso spettacolo. « Vous êtes à côté d’elle qui entre maintenant en agonie. Vous êtes devant ce mystère, que vous parvenez toujours pas à vous enfoncer dans la tête : une formidable machine humaine dans quelques heures va s’arrêter de fonctionner » (P.V.C. pag. 184). Immaginare la vita senza lei, è una vertigine : perché, più di ogni altra morte, quella della madre è inaccettabile e misteriosa agli occhi dei figli. Ormai « la petite silhouette blafarde » (P.V.C. pag. 183), è ridotta ad essere « une petite ride de vie sous les draps » (P.V.C. pag. 185), lentamente si spegne. « Après vous entendez votre sœur, face à ce grand silence qui a déjà sur les lèvres le rictus moqueur des cadavres, pas si éloigné de celui qu’on lui connaissait, annoncer stupéfaite : elle est morte, comme si nous nous étions habitués à cette agonie et qu’elle ne devait jamais finir, comme si cette présence minimum nous était devenue acceptable, familière et qu’il n’y avait pas aucune raison, devant notre peu d’exigence, qu’on nous l’enlève » (pagg. 185-186). La morte di una madre per un figlio è una perdita incommensurabile, a prescindere dalla sua età : « […] une mère qui meurt, l’âge n’y fait rien, c’est une mère qui meurt, c’est le moule qui soudain se brise, et du coup on perd tout espoir de se voir offrir une seconde chance, on devient à ce moment une œuvre unique, numerotée, signée […] parce que la matrice n’est plus et qu’on devient soi-même l’original » (P.V.C. pag. 19). 6. La struttura : il filo d’Arianna Il narratore omodiegetico, recuperata la forza della propria identità, adesso in quest’ultimo romanzo tira le fila di tutta la scrittura tetralogica. | |
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Pour vos cadeaux è perciò la chiave di lettura del dedalo oscuro dell’incongrua cronologia del ricordo
della scrittura di Rouaud, in quanto le fila diegetiche vengono tessute intorno a temi già raccontati nei primi
tre romanzi. Riappare, per esempio, la descrizione della giovinezza del padre e del suo amore per rappresentazioni
teatrali25, temi che riportano alla seconda parte di Des hommes illustres26. Anche la sopravvivenza di Anne, di questa « enragée de mort et de chagrin » e
« victime d’une morsure d’amour » (pagg. 9-10), ai bombardamenti di Nantes nella tetralogia, viene rievocata con
un raddoppio, che chiarisce l’avvenimento. | |
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Questo permette di dire al narratore : « Elle n’a plus besoin de son gentil cousin pour la prendre par la main et l’entraîner dans les tréfonds. Et donc, ouf, ils sont sauvés » (P.V.C pag. 143). Jean e le sue sorelle sono dei sopravvissuti. « Ouf, nous sommes sauvés »
recitavano le ultime parole di Des hommes illustres, poiché la vita di Jean e delle sue sorelle è stata
resa possibile solo per il coraggio del cugino materno. | |
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« (en clair, le droit d’avaler l’hostie, cette pastille blanche azyme que d’incroyables mécréants au collège, des figures de Gyf, sortaient de leur bouche et se collaient à l’œil en guise de monocle) » (P.V.C. pag. 47). | |
30- si vedano le pagg. ; |
Questo paso completa la descrizione dell’ateismo e della blasfemia di Gyf, già
raccontata in le Monde à peu près30. | |
31- art. cit, ; |
La morte è l’evento dominante di Pour vos cadeaux : « les vagissements du nouveau-né et les râles de l’
agonisant se confondent »31. « Ce qui signifie qu’il n’y a pas de salut pour vous hors de la grisaille du quotidien, ce qui signifie qu’il n’y a pas de salut. Alors vous étouffez les vagues en vous, ravalez les déferlantes. Vous êtes cet insecte qui court sur l’eau en traçant de miniscules cercles concentriques à la surface de l’étang, comme des points d’acupuncture, écriture de pattes de mouche qui s’applique à ne pas brouiller le grand miroir » (P.V.C. pag. 180). L’immagine dell’insetto rivela la piccolezza dell’uomo nell’universo e la sua
insignificanza, nonché l’ineluttabile infelicità e l’impotente nullità, a cui il caso lo ha destinato. Né la
libertà né la volontà regolano le cose del mondo, ma una ferrea necessità, in cui non esiste provvidenza divina,
come ci dimostra il male imperante nella terra : la vita stessa è anzi un male. Il grido di Rouaud, contro il
Caso si eleva e si interroga sulla teleologia dell’esistenza : il narratore si chiede perché quella umana sia
soltanto accoramento, afflizione, angoscia, pena, strazio e tormento. | |
32- « Pas de doute, c’est bien elle » (P.V.C. pag. 187). |
E Jean, a quest’ultima morte, che si aggiunge alla trinità tragica della sua adolescenza, reagisce con
l’accettazione positiva del negativo, con un « rire moqueur » che ci è familiare : lo stesso della madre32. « Car crime, cet effondrement brutal d’un homme de quarante et un an, car il y avait bien un corps étendu sur le sol de linoléum gris de la salle de bains, car notre petite tante Marie, en Miss Marple mystique, arrivée peu après, son chapelet à la main, ne s’y trompa pas, qui connaissait le coupable » (P.V.C. pag. 64). | |
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Il pessimismo di Rouaud si spinge fino a dare una giustificazione sentimentale della religione, che nasce dal senso della debolezza umana : pensiamo, per esempio, all’umana comprensione verso la zia Marie28. Rouaud, invece, è consapevole del destino umano e si rivolge contro lo spiritualismo cattolico, muovendo un’accusa aperta contro Dio. | |
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Questa consapevolezza si sfatua in una presa ironica verso l’esistenza. L’umorismo di Rouaud rivela di essere
la demistificazione dell’illusorietà dell’antropocentrismo. L’esistenza è menzognera e fallace : e ciò che
resta all’uomo è l’ironica consapevolezza del suo « chagrin sacré », che è la sua « source noire »
(P.V.C33 pag. 46). « Ah, je ris. Je ris de me voir. »(P.V.C. pag. 187). Jean, come la madre, sente dentro di sé un « grand rire moqueur »
(P.V.C. pag.114) : il suo riso tragico, non è frutto, come però quello di Annick, di un disturbo psichico, ma
di un pessimismo lucido davanti al caso. | |
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