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1. Il ritorno a Random
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1- Sta per Des hommes illustres, Paris, Minuit, 1993; |
Il romanzo ripropone il tema di fondo della storia vista e sofferta dalla parte degli sconosciuti eroi di
sempre. La descrizione degli umili compaesani, in Des hommes illustres come in les Champs d’honneur,
riproduce, con pennellate reali, l’atmosfera di una generazione di altri tempi e di un mondo passato: la
vecchia Maryvonne, che utilizza le candele per risparmiare elettricità (D .H .I1 pag. 11-12) e
la già conosciuta zia Marie, con il suo irrequieto affaccendarsi e affannarsi da Miss Marple mistica. | |
2- J.C. LEBRUN, op. cit., pag. 31 ;
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Se la struttura de les Champs d’honneur fa scivolare « des grands blocs de temps les uns par rapport aux
autres »2, quella di Des hommes illustres s’articola più visibilmente in due parti : la prima,
che propone un lungo ritorno all’indietro fino alla pagina 114, dove si racconta la vita di Joseph, dal
matrimonio alla morte il 26 dicembre 1963; la seconda, in un gioco di corrispondenza molto sofisticata, rimanda
al capitolo finale di les Champs d’honneur3 e descrive la vita di Joseph, a partire dalla morte
dei genitori Pierre e Aline (1940), per finire al 1943 a Nantes dove, disertore, sotto il falso nome di Joseph
Périer, incontrerà Anne Burgaud, futura madre del narratore. « Partout dans son [de Joseph] sillage nous étions (la famille) accueillis comme l’empereur, sa femme et les petits princes » (D.H.I. pag. 68). Il narratore sente tanta ammirazione verso il coraggio del padre : sente il
difficile confronto e l’ardua eredità di essere alla sua altezza. | |
5- Rouaud de Nantes, in « Libération » , 26 Agosto 1993, pag. 5 ; |
« Le narrateur est, de toute évidence, le petit-fils de ces hommes illustres, il dit papa, maman, mais n’écrit jamais je ni moi »5. La voce narrante conserva un pudore che diluisce l’affetto dell’io narrante nell’anonimato di un noi, che a
volte si restringe all’ambito della famiglia e, a volte, si dilata all’intera collettività dei superstiti. « Il composait ses trajets futurs, reliant les pointes colorées par des fils de cotons qui traçaient, selon le principe euclidien du chemin le plus court, une route géométrique idéale, un parcours zigzaguant à vol d’oiseau, figurant, avec des allures de diagrammes ou de feuille de température, son programme étalé sur un mois » (D.H.I. pag. 29). La sua mente produce immagini eidetiche, dal momento che proietta la sua visione sul mondo esterno, indipendentemente dalla presenza reale di ciò a cui si riferisce: « L’idée [de Joseph] était herculéenne. Comme il nous l’expliquait, il sciait ces tiges, maquillait les poteaux en colonnes et posait au sommet de l’une d’elles le chapiteau qui depuis cinq ou six siècles attendait dans la terre bretonne de reprendre de la hauteur. Au centre, entre les quatre colonnes, il creusait un bassin de faible profondeur qu’il tapissait de mosaïques ou de morceaux de vaisselle brisée. Imaginez : la villa d’Hadrien en notre jardin » (D.H.I. pag. 77). La passione per le pietre rientra nella molteplicità di interessi di Joseph,
parimenti alla lettura o al teatro. Egli è un uomo bizzarro, abile in tutto: un po’ strambo per il lettore,
data questa sua particolare passione megalitica. La sua immaginazione ha la capacità di combinare e fondere
percezioni diverse in un’unità che l’immaginazione organizza e struttura. E’ quest’immaginazione, che regola
la produzione artistica e che non è mai disgiunta dall’astrazione e dalla concettualità. Il padre è presentato
come un artista potenziale, dai talenti ed interessi molteplici, uomo comune, ma al contempo illustre per
l’eccezionalità della sua immaginazione creatrice. « Cette vie qu’en semaine il menait loin de nous, nous n’avions pour la recomposer que les noms dont il émaillait ses récits : noms de personnes, de lieux, d’hôtels, qui, faute de repères, prenaient à nos yeux une dimension mythique. Il régnait sur une géographie fabuleuse : Pont-Aven, Vannes, Quimper [...]. Le moindre bourg avait dans sa bouche une charge exotique. En voyage, l’illusion demeurait. Comme si par sa présence il avait le pouvoir de grandir toute chose » (D.H.I. pag. 68). | |
6- Espressione ripetuta a pag. 74,
130, 173 di Des hommes illustres; |
La fantasia di Joseph è un’inconscia fuga in un mondo individuale, protetto
dall’esterno, reazione di natura psicotica. Ciò è evidente anche nella ripetizione dell’espressione : « Joseph,
tu es fou »6. Causa del suo distacco immaginativo ed evasivo sono i dolori che Joseph ha sofferto,
come la perdita di entrambi i genitori da giovanissimo, nonché lo strazio del dolore parentale7. « Maintenant, empilez dans une valise cubique adaptée une cinquantaine d’assiettes aux motifs différents, soulevez, traversez la rue, poussez la porte du magasin, déposez, dénouez la sangle de cuir qui ceinture l’ensemble et prévient tout rique d’effrondement, déballez, exposez, faites l’article, subissez les mimiques du marchand qui de très loin prépare son refus et ne tient pas à ce qu’un émerveillement de sa part amène un malentendu. Remballez sans soupirer » (D.H.I. pagg. 37-38). La psicologia del commercio che il padre adotta da astuto e abile rappresentante, è analizzata con estremo realismo, nella ripetitività dei gesti : | |
8- Si veda Des hommes illustres,
op. cit., pag. 68 ; |
Il figlio continuamente si sforza di comprendere la sua personalità e di ricomporre i nomi di quei misteriosi e
lontani luoghi, persone e alberghi8, frequentati dal padre. La vita di Joseph è, perciò, raminga e
indipendente : una « vie de nomade » (D.H.I. pag. 69). « Tout ce qui concourait à faire de lui un homme illustre – sa force de caractère, sa bonne humeur, son sens de la parole – nous [les fils] renvoyait à notre difficulté à croître dans son ombre » (D.H.I. pag. 68). La seconda parte di Des hommes illustres narra la giovinezza di Joseph :
gli interessi, gli amori e le passioni. « Comme le lendemain 27 décembre est la Saint-Jean l’Evangeliste, il n’oublie pas en vous embrassant de vous souhaiter votre fête. Il vous fait un peu peur, cet homme, bien qu’il n’ait jamais porté la main sur vous, mais son autorité en impose et vous cloue souvent le bec, alors quelle fête ferez-vous quand vous apprendrez, des années plus tard, qu’il vous a donné ce prénom-là, fête à cette date-là, parce que c’est celui qui portait le disciple bien-aimé ? D’ailleurs, vous y tenez vous aussi, qui à chaque fois vous ne manquez pas de vous récrier quand on le confond avec l’autre Jean, celui du 24 juin, le Baptiste, le décolleté. Beaucoup plus tard encore il vous viendra à l’esprit que c’est aussi celui-là, le préféré, qui a rendu compte : « c’est ce disciple qui témoigne au sujet de ces choses et qui les a écrites » (D.H.I. pagg. 106-107). Come l’apostolo Giovanni sull’isola di Patmos, il narratore omonimo racconta una sorta di apocalisse : non quella della fine dei tempi, ma quella che coinvolgerà la sua famiglia. Queste sono le ultime parole che il narratore rivolge al padre : « Cette fois, ce sont ses dernières paroles. De lui vous n’entendrez plus qu’un râle doulereux s’amenuisant au fil des minutes quand, allongé sur le sol de la salle de bain, il entrera en agonie » (D.H.I. pag. 108). Il narratore anticipa la descrizione della scomparsa, per preparare il lettore alla fine imminente del padre. La scrittura evita ogni patetismo e ogni sentimentalismo, ma esprime in modo grottesco l’avvenimento, improvviso, inaccettabile, che coglie tutti a sorpresa : « Bien à l'abri, bien au chaud, vous lisez « le colonel Chabert ». Vu la couverture illustrée d'un cavalier de Géricaut, il s'agit sans doute d'une version abrégée pour la jeunesse, mais, quand vous douterez d’avoir été un lecteur précoce, vous vous rappellerez qu'une raison plus impérieuse que l'ennui vous fit interrompre, le lendemain de Noël de vos onze ans, la lecture d’un roman de Balzac (D.H.I. pag. 109). La trasfigurazione ironica della morte del padre anticipa di poco il tam tam tragico della sua scomparsa. Per prima cosa, in casa il narratore sente un urlo improvviso : « Soudain, couvrant le vacarme de la tempête , un bruit sourd, provenant cette fois de la maison, vous tire de votre lecture, comme la chute d’un corps lourd, suivi aussitôt d’un cri d’effroi de votre mère. Vous vous précipitez hors du lit en direction de la salle de bains. Au moment d’en pousser la porte, un obstacle vous empêche de l’ouvrir, vous insistez , mais votre mère vous demande presque en hurlant de faire le tour » (D.H.I. pag. 109). Come evidenzia il passo sovracitato, la descrizione procede dall’esterno, tramite la restituzione meticolosa dei fatti avvenuti. Quest’arte minuziosa del dettaglio porta la restituzione della morte in fermo, puro presente : esseri umani e oggetti reali, nitidamente presenti. La scrittura si sofferma su tutti i particolari che il narratore incontra nel tragitto che va dalla porta chiusa del bagno all’altra che è in camera dei suoi genitori. L’atmosfera è carica di presagi e simboli di morte : il letto vuoto, come sarà la famiglia senza Joseph, e le coperte rovesciate, che rimandano al travaglio fisico che il padre ha vissuto : « Vous passez par la chambre éclairée par les seules lampes de chevet qui la laissent au trois quarts dans la pénombre. Le grand lit est vide, les couvertures repoussées. C’est dans la salle de bains attenante à la lumière d’un néon, que vous découvrez votre père gisant sur le dos à même le linoléum gris, les yeux clos, la bouche ouverte, ses jambes bloquant la porte donnant accès au couloir. Il respire violemment, un souffle rauque, comme si la gorge était obstruée » (D.H.I. pagg. 109-110). I personaggi sono descritti dall’esterno, dai loro atti, che evidenziano l’attaccamento che li lega a Joseph : Rémi e Mathilde, per esempio, cugini di Joseph, corrono a chiamare il dottore. Solo la madre è disperata : prova a rianimarlo, tirandolo su per le spalle, piange e batte i pugni nel muro. La zia Marie, al contrario, ci fa sorridere : prega incessantemente, alla presenza del narratore e delle sue sorelle, a cui crede di dare conforto e quando sente qualche passo, aumenta il tono della voce, per richiamare tutta la famiglia al suo rosario. Il narratore e le sue sorelle si addormentano al tono di tutte quelle sue invocazioni, finchè è loro annunciata la morte del padre : « Vous ne sauriez dire combien de temps a passé depuis la chute tragique, quand quelqu’un, vous avez oublié qui, pousse la porte de la chambre et, après un silence, annonce simplement : c’est fini » (D.H.I. pag. 114). Il tempo della narrazione scorre lentamente, così da sembrare identico al tempo di lettura : l’effetto per il lettore è quello di vivere all’interno dell’avvenimento. Il lettore percepisce il dolore negli atti dei personaggi, che sono anch’essi ignari e increduli davanti alla subitaneità di questa morte. 6. Il lutto e la salvezza | |
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12- Anne, intanto, mentre iniziano i
bombardamenti è con suo cugino Freddy, che la salva dalla morte : si veda anche Pour Vos Cadeaux, op. cit.,
pag. 15 ; |
Sotto queste bombe, c’è la madre12 : il narratore descrive la sua corsa disperata all’esistenza . Il narratore, che non si era mai presentato in prima persona, solo alla fine di Des hommes illustres esce allo scoperto : si rivolge a quella che sarà sua madre, in pericolo di vita sotto le bombe di Nantes, manifestandole tutta la sua preoccupazione di figlio : « ô maman […] il faut que tu sois bien en vie... » (D.H.I. pag.171). « Sa plume insuffle l’énergie à la mère, pour qu’elle s’en sorte, pour qu’elle ne rate pas son rendez-vous avec le père »13 , che teme di essere seppellito sotto falso nome più della morte stessa. « Et puis, s’il arrivait quelque chose, il n’a pas envie d’être enterré vivant - d'être enterré mort non plus d’ailleurs, qui plus est sous un faux nom. Qui réclamerait le corps de Joseph Vauclair, menuisier, né à Lorient ? Qui le pleurerait ? » (D.H.I. pag. 167). La voce narrante si rivolge, in un commosso addio, che è l’estremo epitaffio, al padre : « […] tu [Joseph] as les meilleures raisons de prendre grand soin de toi, pour toi, pour lui [Etienne], pour nous, pour ne pas disparaître avant qu’on ait un peu parlé de nous, nous ne sommes pas si importants que d’autres s’en chargent, trop humbles, trop laborieux et toi disparue en ce jour sombre, qu’advient-il de nous ? qui nous propulsera vers la lumière ? Nous laisseras-tu, pauvres petits néants dans l’antichambre des refusés de la vie ? » (D.H.I. pag.173). La scrittura di Des hommes illustres ha lo scopo di ricordare la sua
figura, che permette alla famiglia Rouaud di uscire dall’anonimato. | |
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Sembra che la vita del narratore si apra nell’ombra di queste apocalissi, come una sopravvivenza miracolosa :
« ouf, nous sommes sauvés » (D.H.I. pag. 174) recitano le ultime parole del romanzo. Esse sono il grido
dell’ultimo superstite di una catena di catastrofi : un prodigioso inno alla vita, « comme un formidable merci
de Jean Rouaud lui-même à tous ces hasards qui permettent à deux jeunes gens- Joseph et Anne- de sortir
vivants des bombardements de Nantes en 1943 »14. | |
16- Termine che vuol dire regista, scenografo ; la metafora teatrale è interessante, poichè il regista (uomo) si sbarazza della tavola apparecchiata (del sostentamento della vita) e la distrugge : essa sembra rimandare all’interruzione di una commedia, alla morte di Joseph, che ama il teatro, cfr. con pagine 120-131 di Des Hommes Illustres ; |
« Le grand ensemblier16, dans le secret de son cabinet, passa sur la Bretagne un bras ravageur comme un soudard débarasse une table encombrée. Sur ce terrain déblayé il redessina de vastes rectangles bien dégagés, traça des pistes stabilisées larges et droites, et, jugeant que cela était bel et bon, apposa sa signature au bas de son grand œuvre. La lettre de cachet expédiée dans la lointaine province, l’arasement pouvait commencer » (D.H.I. pag. 44). La natura, umanizzata, è descritta nella sua sofferenza, soggetta « à la loi du plus fort » (D.H.I. pag. 46),alla macchina : « La rage de la mécanique se communiquait alors à l’ensemble de la terre » (D.H.I. pag. 46). Gli alberi oppongono una vana resistenza : « [...] La machine redoublait de violence, bélier furieux acharné à la perte de sa victime, et bientôt il fallait se rendre à l’évidence : les nuages défilaient et l’arbre s’inclinait. Il ne s'abattait pas brutalement comme celui qui cède sous les coups de la cognée. A chaque degré de son inclinaison il s’accrochait de toutes ses racines, refusant de capituler, emportant quand elles se déchaussaient un morceau de la terre-mère comme une preuve d’arrachement » (D.H.I. pag. 47). Il nostro secolo spinge alla distruzione, ad « une sorte de conflit anonyme, diffus, clandestin » (D.H.I. pag. 48), ad una guerra bianca : | |
17- Des eaux et des terres,
in « Terrains de Lecture », Paris, Gallimard, 1996, pag. 155 ; |
« Détruisant la figure favorable, d’un univers-réseau, les
bulldozers y rasent soudain les haies sans même paraître s’en apercevoir, broient les broussailles avec mépris,
bousculent les talus comme on piétine une fourmilière, comblent les fossés, les abreuvoirs, laminent les bosses.
Terre égalisée, table rase, attaque sadique menée contre la nuances d’un sol […] dans l’assaut, sournois, d’une
sorte de guerre blanche »17. « D’ordinaire il n’y a que la guerre pour redéfinir aussi violemment un paysage. L’histoire en signale bien une en ces années-là, mais de l’autre côté de la Méditerranée, dont l’écho ne vous parvenait qu’amoindri. L’onde de choc, à vingt ans de là, du dernier ébranlement mondial ? Ou alors, par un automatisme de ce siècle qui nous accoutumait à détruire, une sorte de conflit anonyme, diffus, clandestin, modèle pour temps de paix, et comptant même ses victimes, car somme toute il nous semblerait mieux comprendre si on attribuerait à une guerre, fût-elle blanche, notre disparu de quarante et un ans » (D.H.I. pag. 48). | |
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Contro il progresso, che ridefinisce il paesaggio, il padre raccoglie dei frammenti di passato, testimonianza
imperitura di una tradizione che sta per essere distrutta e perduta. « En début d’après-midi nous avons parcouru les alignements de Carnac » (D.H.I pag. 56). La passione megalitica permette a Joseph di immaginare, di proiettarsi in un modo scomparso. Questo interesse gli consente di esprimere la libertà del proprio spirito, nel fantasticare su teorie e interpretazioni bizzarre, basate sui principi filosofici e matematici degli antichi : « Comme il portait toujours sur lui un mètre à ruban à vérifier le diamètre des verres et des pots de fleurs, il avait relevé la distance entre plusieurs menhirs supposés reproduire, cinq mille ans avant le maître, le théorème de Pythagore dans son rapport idéal : trois, quatre, cinq. Mais les résultats s’étaient révélés trop alétoires pour qu’on pût annoncer avec précision le jour et l’heure de la prochaine éclipse. Il avait même tenté d’assister au lever du soleil sur la lande de Kermario au solstice de juin » (D.H.I. pag. 58). Questo amore per le pietre, gli fa temere il mare, dove preferirebbero andare. Il mare « engloutit, efface les traces, inonde, oxyde... » (D.H.I pag. 25) : « La mer, pour l’ancienneté, ne craint personne, elle était dejà là aux premiers matins du monde. Mais ce côté fuyant, cette eau qui dort au-dessus des gouffres, cette vague qui va et vient sans se décider vraiment, cette marée qui se retire et revient six heures plus tard reprendre comme un voleur le morceau de plage qu’elle vous a donné – la mer ne correspond en rien à notre père » (D.H.I. pag. 25). | |
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Animato da un atavico richiamo, il padre ama le pietre, origini della sua provenienza e della sua appartenenza : esse dei « fragments de passé devenus une gêne pour les temps nouveaux »21 : « On devinait que les pierres avaient à ses yeux la qualité de l’homme estimable qui protège, bâtit et ne plie pas. Il était devant un rocheux, un menhir ou un mur savamment appareillé comme devant un arbre généalogique. Par cette parenté monolitique il se sentait de la famille » (D.H.I. pag. 25). I megaliti sono testimonianza di un progetto misterioso di un’allegoria cifrata che il padre vorrebbe svelare : « Si l’ordre était respecté, l’ultime borne de ces alignements devait avoir la taille d’un grain de sable, dissolution progressive dans la terre-mère ou, partant de l’est, petite graine de pierre, pépinière minérale, pour aboutir à la forêt des géants au couchant. C’est en lieu et place de ce grain de sable théorique que nous découvrîmes dans l’herbe rase, près d’une touffe d’œillets sauvages comme il en pousse au bord de l'Atlantique, un cadavre d’oiseau » (D.H.I. pagg. 61-62). Il miracolo del ritrovamento del corpo dell’uccellino rivela che i megaliti sono mezzo di eternificazione. Quella tradizione che la tecnologia distrugge, la natura conserva : « […] Son [de l’oiseau] petit corps décharné, le cou dénudé, comme
si la mort lui avait ôté son cache-col, une taie bleutée sur l’œil, le bec entrouvert, ses pattes vermicelles
repliées comme l’armature d’une ombrelle délicate. Quelques plumes encore collées sur la fine charpente de
l'aile se soulevaient doucement sous un souffle de vent. Questo miracolo permette di dare vita, tramite l’immaginazione, al recupero del passato. Questo passo chiarisce che la pietra è simbolo di morte, che diviene per Joseph, tramite l’immaginazione, vita. Il passato, che conservano i megaliti, sono per Joseph, istinto di vita, in quanto conservamno e fossilizzano, mentre il mare assomiglia al progresso, che distrugge e ingloba, non conservando : il futuro per Joseph è morte. Egli è parte del mondo rurale della Bretagna e un conservatore del suo passato: | |
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« Après l'inhumation solennelle de l'oiseau, quand nous remontâmes dans là voiture, papa ouvrit le guide de Bretagne à la page consacrée aux alignements et, comme on signalait ici 874 pierres dressées, il prit son stylo, raya le chiffre et au-dessus écrivit 875 » (D.H.I. pag. 66). Se il padre è depositario di questo amore per la civiltà passata e della storia, Jean Rouaud è il conservatore e il restauratore : egli dedica la scrittura di un’opera intera alla passione dell’architettura megalitica, come omaggio in memoria del padre : le Paléo circus22. L’opera rivela l’interesse paleolitico di Rouaud, che nasce come ha affermato « du souvenir de la passion des vieilles pierres de mon père »23. Composta tre anni dopo, presenta, infatti, come Des hommes illustres, un « [...] rapport émouvant, quasi charnel à la profondeur d’une origine (ces entrailles de la terre) »24 ed è animato dallo stesso interesse verso la tradizione di un mondo ormai tramontato. Rouaud accompagna la scrittura con fotografie di graffiti25 dell’antichità, che non hanno rapporto diretto con il testo, ma che servono soltanto a far penetrare nel periodo il lettore e a fargli immaginare il mondo descritto. L’opera ripercorre le tappe dell’evoluzione, ricostruendo gli usi e i costumi degli uomini primitivi e la crudele legge della sopravvivenza delle tribù, minacciata dalla violenza umana o dagli agenti atmosferici : « la peur, la froidure et la faim » (P.C.26 pag. 27). Lo scrittore descrive la vita di 15 milioni di anni fa, durante il Magdaleniano medio, quando l’arte paretale si sviluppò in Francia, inserendo fotografie di graffiti delle pitture monocrome o policrome delle grotte di Lascaux e Rouffignac (Aquitania), di Niaux e Pech-Merle (Pirenei), di Ardèche (Rodano-Alpi) ecc., ritraenti generalmente soggetti zoomorfi. Quest’ultimi avevano uno scopo magico propiziatorio per la caccia e per la riproduzione degli animali. | |
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